Qualité de vie et bonheur au travail : les entreprises peuvent mieux faire. Surtout pour les femmes.

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L’Observatoire du Capital humain de Deloitte et Cadremploi ont réalisé une étude portant sur la qualité de vie au travail. Cette étude pose la question fondamentale du bonheur au travail et dresse un panorama des attentes et des aspirations des salariés en termes de qualité de vie sur leur lieu de travail.

Des salariés en quête de bien-être au travail

La vision des salariés sur la qualité de vie au travail est plutôt moyenne, signe d’un contexte économique morose et d’une érosion significative du climat social et de la qualité de vie au travail. Ce sont essentiellement les modes de management et la dégradation des relations interpersonnelles – qui laissent place à des stratégies individuelles, au manque de reconnaissance et de perspectives professionnelles – qui alimentent cette perception.

Toutefois, plus les responsabilités des personnes interrogées augmentent, plus ces dernières ont une meilleure vision de la qualité de vie au travail. La génération Y, composée des personnes nées après 1980, a une vision plus optimiste sur la qualité de vie au travail que la génération qui les précède.

Aux yeux des salariés, la qualité de vie au travail est plutôt liée à l’ambiance de travail et à la qualité des relations de travail au sein de l’entreprise. Cette qualité de vie au travail, jugée moyenne, s’est dégradée au cours des dernières années pour près de trois quarts des personnes interrogées.

Par ailleurs, plus de trois salariés sur quatre pensent que la direction de leur entreprise ne met pas assez de moyens en œuvre pour améliorer la qualité de vie au travail.

Plus de trois salariés sur quatre placent la reconnaissance du travail comme l’un des leviers d’influence principaux sur la qualité de vie au travail. Ce constat est unanime, sexe, âge et niveau de responsabilité confondus.

La qualité de vie au travail est donc en réalité une combinaison subtile d’enjeux liés à la fois au contenu du travail, aux relations hiérarchiques, aux collègues mais aussi à l’équilibre de vie.

Des conditions de travail de plus en plus difficiles

Les salariés interrogés montrent un fort état de stress professionnel. Si les cadres supérieurs et dirigeants ont une vision également plus optimiste de la qualité de vie au travail, ils apparaissent dans le même temps plus stressés que les non cadres et les cadres. Ceci peut notamment s’expliquer par leur plus haut niveau de responsabilité.

En écho avec leur vision plus optimiste de la qualité de vie au travail, les salariés appartenant à la génération Y semblent être légèrement moins stressés que leurs collègues. Ceci peut s’expliquer par le fait que les salariés appartenant à cette génération Y sont à des niveaux de responsabilité plus faibles et donc soumis à un niveau de stress moindre.

Les femmes se disent légèrement plus stressées que les hommes

Ce sentiment général de stress est renforcé par un contexte économique difficile au cours de ces dernières années. Près de deux tiers des répondants pensent que le climat social au sein de leur entreprise n’est pas bon et s’est dégradé au cours de ces dernières années.

Ce sentiment est également ressenti de manière uniforme à tous les niveaux de responsabilité, à l’exception des cadres dirigeants.

Le sentiment de surcharge de travail arrive largement en tête. Les femmes semblent beaucoup souffrir du sentiment de surcharge de travail, de l’absence de reconnaissance et de solidarité de leurs managers et de leurs collègues que leurs homologues masculins. Elles semblent également être plus à la recherche d’un rôle clair et précis au sein des organisations que les hommes.

Conséquence du contexte de crise et de chômage touchant plus les populations juniors et seniors, les personnes âgées de moins de 30 ans et celles âgées de plus de 50 ans se sentent relativement plus concernées par leur évolution professionnelle et la sécurisation de leur emploi.

Globalement, près de six salariés sur dix se déclarent insatisfaits de leur équilibre vie professionnelle/personnelle. Ce constat est unanimement partagé chez les hommes et les femmes et à travers les générations. Il est légèrement plus accentué chez les managers.

Un manque de reconnaissance au travail

Globalement, il y a peu de différences au niveau des sources de satisfaction au travail entre hommes et femmes. Les premiers privilégient la nature des responsabilités et la reconnaissance, alors que les femmes mettent en avant la reconnaissance devant l’ambiance de travail et les qualités relationnelles.

Après la reconnaissance du travail, les nouvelles générations placent les qualités relationnelles et l’ambiance de travail en seconde source de satisfaction au travail.

Les salariés jugent leur relation avec leur hiérarchie comme étant moyenne. Cela peut s’expliquer par le fait que si les salariés estiment pouvoir s’exprimer facilement avec leur hiérarchie, ils n’ont pas l’impression que leur avis soit suffisamment pris en compte par leurssupérieurs.

Plus de deux tiers des salariés interrogés pensent qu’ils ne sont pas reconnus à leur juste valeur.

Les salariés se déclarent globalement insatisfaits de leur rémunération actuelle. Ce constat est unanime quel que soit l’âge des répondants. Il est plus prononcé chez les femmes et les non managers.

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