Comment devenir optimiste avec Martin Seligman

Thèmes :
psychologie positive pour se motiver et se convaincre que l’on sera capable de relever ces défis et devenir optimiste

En ce début d’année, on se pare de nos plus belles résolutions pour avancer tout au long de 2020 d’un bon pied. Évidemment, les injonctions que l’on s’impose au mois de janvier ne sont pas toujours durables. Cependant, on peut commencer par un peu de psychologie positive pour se motiver et se convaincre que l’on sera capable de relever ces défis. On distingue souvent deux profils ambivalents : les personnes qui y croient, les optimistes, et celles qui imaginent les scénarios les plus négatifs, c’est-à-dire les pessimistes. On en rêve tous, alors comment faire pour devenir optimiste ?

 

Le concept de psychologie positive

Martin Seligman est un psychologue américain, qui fut l’un des pionniers de la psychologie positive. En effet, la grande tradition de la psychologie consistait à étudier la souffrance, les maladies mentales et les traitements possibles. Seligman a posé le problème à l’envers : qu’est-ce qui caractérise les gens qui sont sains d’esprit et heureux ? et comment peut-on faire pour qu’ils se sentent encore mieux ?

Martin Seligman a conclu que le bonheur s’organisait autour de trois dimensions. Tout d’abord, il est essentiel de voir la vie comme une source de plaisir, c’est-à-dire faite d’émotions positives qui peuvent être durables. Ensuite, l’être humain a besoin d’épanouir son potentiel pour se sentir comblé, et donc en développant des forces vertueuses de sagesse, de courage, de connaissance, et de modération. Enfin, exercer la bonté et l’altruisme est aussi un des piliers nécessaires au bonheur de l’homme, selon la définition de Seligman. Pour atteindre cet état d’esprit, le psychologue recommande de pardonner au passé, d’apprécier pleinement le moment présent et, bien sûr, de regarder le futur avec optimisme. 

 

Être optimiste, un choix

Au cours de ses recherches sur le bonheur, Martin Seligman s’est intéressé aux personnes optimistes et à celles qui ont un profil plutôt pessimiste. Il a mis en évidence que l’optimisme n’était pas un gène, mais au contraire que c’est une attitude qui s’apprend. L’américain définit l’optimisme comme un ensemble d’habitudes et de pensées positives que l’on peut choisir d’adopter vis-à-vis des situations que l’on rencontre. Comme il l’explique, “la vie inflige les mêmes contretemps et tragédies à l’optimiste et au pessimiste mais l’optimiste y résiste mieux.”

Chacun d’entre nous peut décider d’évoluer vers l’option la plus positive, de devenir optimiste en changeant ses schémas de pensées. Même lorsqu’ils sont installés depuis longtemps. 

 

La dichotomie optimiste/pessimiste

Dans la vie, il y a toujours deux façons d’analyser les situations. Ce sont ces deux façons de pensées qui distinguent l’optimiste et le pessimiste. 

  1. Martin Seligman constate tout d’abord que les optimistes ont tendance à considérer qu’un problème est temporaire, alors que le pessimiste l’analysera comme quelque chose de permanent. Par exemple, dans le cas d’une recherche d’emploi, vous vous voyez refuser un poste que vous convoitiez. En tant que pessimiste, vous vous direz que c’est toujours la même chose et qu’aucun recruteur ne s’intéressera à vous et que de toute façon vous le saviez à l’avance. En revanche, si vous êtes optimiste, vous aurez tendance à vous dire que c’était simplement un premier essai et que ce refus ne conditionne en rien votre réussite future.
  2. La deuxième dichotomie entre les optimistes et les pessimistes réside dans le fait de penser qu’un problème est local ou général. C’est-à-dire que la personne optimiste va être capable d’isoler les problèmes qu’elle rencontre. Ce n’est pas parce qu’elle se voit refuser une promotion au travail, que tout le reste de son existence est médiocre. Le pessimiste, en revanche, aura bel et bien tendance à tout généraliser et à résumer sa situation par “Je ne réussis jamais rien dans la vie”. 
  3. Enfin, on peut choisir de voir une situation problématique comme muable ou immuable. Le pessimiste se dira qu’il ne peut rien faire pour améliorer son sort. C’est là une façon de se déresponsabiliser. Alors que l’optimiste verra des options pour faire évoluer la situation. Il cherchera par exemple à améliorer son CV, à discuter avec des recruteurs pour préparer son prochain entretien, il prendra le temps d’analyser ses précédentes erreurs. Cela lui donnera ensuite toutes les chances de rencontrer des succès. Contrairement au pessimiste qui sera fatalement…défaitiste.

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Finalement, les réflexions de Martin Seligman et de la psychologie positive nous font prendre conscience qu’il revient à chacun de choisir un état d’esprit qui soit optimiste. Il est possible de s’exercer face à chaque situation problématique pour que notre cerveau prenne ensuite plus facilement la voie pour devenir optimiste. Comme toujours, c’est une question d’habitude alors autant commencer dès à présent !

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