Profiter d’un licenciement pour devenir entrepreneur

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Vous venez de vous faire licencier ? Quelle que soit la manière dont vous prenez cet événement, celui-ci peut être une opportunité inespérée de vous lancer en tant qu’entrepreneur. Les indemnités auxquelles vous avez le droit pendant un maximum de 2 ans vous permettront de tester votre nouvelle activité en toute sécurité. 

Le licenciement : une épreuve difficile à surmonter

Se faire remercier après plusieurs années de bons et loyaux services peut être très douloureux. Sentiments d’injustice et de frustration se mêlent à l’angoisse de se retrouver sans emploi. 

Si l’on était particulièrement investie dans notre travail, on se sent presque dépossédée de soi-même. Les idées sombres tournent en boucle dans notre tête et l’on a du mal à imaginer un avenir radieux. Cette phase dépressive est normale mais il faut être attentive à ne pas y rester immobilisée trop longtemps. 

Même si cela semble difficile, il faut garder en tête plusieurs points positifs : 

  • notre ancien travail nous a permis d’apprendre ou d’améliorer de nombreuses compétences
  • il nous a permis de faire des rencontres enrichissantes
  • nous avons développé notre réseau
  • nous avons mûri et allons pouvoir envisager notre prochaine activité de manière différente 

Au final, après quelques semaines ou quelques mois, vous penserez peut-être que ce licenciement était un mal pour un bien. 

Être entrepreneur est-il une bonne solution pour vous ?

Après un certain nombre d’années dans le salariat, peut-être avez-vous envie de changer votre façon de travailler. Être salariée présente de nombreux avantages :

  • sécurité financière
  • séparation plus facile entre vie professionnelle et vie privée
  • confort dû à l’absence de responsabilité et de prise de décision (pour certains)
  • congés payés et absences maladies indemnisées
  • avantages divers (mutuelle, ticket restaurant, comité d’entreprise actif, etc.)

Cependant, certaines femmes y voient plus une prison qu’autre chose : 

  • salaire qui évolue peu 
  • sensation d’enrichir les autres sans jamais pouvoir en profiter
  • horaires contraignants
  • éventuelle impossibilité d’évolution et répétitivité des tâches
  • poids de la hiérarchie

Le licenciement est le moment parfait pour se poser la question de l’indépendance. Travailler pour soi demande de nombreuses qualités que l’on peut acquérir avec le temps, si on ne les possède pas déjà : 

  • organisation 
  • motivation
  • persévérance
  • résilience
  • créativité
  • curiosité et soif d’apprendre…

… entre autres.

Comment profiter de sa période de chômage pour devenir entrepreneur ? 

L’avantage de la période de chômage suivant un licenciement, c’est qu’elle vous permet de tester votre capacité à mener une entreprise sans prendre de réels risques professionnels et financiers. 

Tout d’abord, vous pourrez vous consacrer entièrement à votre projet si vous êtes prête à vous serrer un peu la ceinture. Si ce n’est pas envisageable pour vous, pour diverses raisons, vous pouvez essayer de trouver un travail à temps partiel pour compléter vos indemnisés journalières. Puis, après vos deux ans d’indemnités, si votre business ne décolle pas, tout ne sera pas perdu. Vous aurez toujours la possibilité de rechercher un poste salarié.

Se faire accompagner ou pas…

Lors de vos rendez-vous à Pôle Emploi, vous pourrez demander à votre conseillère de participer au programme d’accompagnement Activ’créa permettant de mettre au point votre projet. Ceci n’a évidemment rien d’obligatoire et vous pouvez vous lancer en autonomie si vous ne souhaitez pas être guidée dans votre projet de création d’entreprise. 

Si vous ressentez le besoin de vous former, vous pouvez demander une prise en charge auprès de Pôle emploi, mais vous pouvez également faire financer votre formation par le biais de votre propre entreprise. En effet, vous devrez cotiser tous les mois ou tous les trimestres à la formation professionnelle. Si le pourcentage est minime, cette taxe présente l’avantage de vous ouvrir les portes de l’Agecif, un organisme de financement des formations pour les chefs d’entreprise.

Quel statut pour être entrepreneur ?

Pour rester dans l’état d’esprit du test, il est préférable d’opter pour le statut de micro-entreprise. Les démarches administratives sont insignifiantes et s’accomplissent rapidement en ligne. La comptabilité est enfantine car la TVA n’est pas applicable. 

Quel statut déclarer à Pôle Emploi ?

Vous devez informer votre conseillère de la création de votre entreprise et lui envoyer une preuve par mail dès que vous l’aurez. Il est nécessaire de rester officiellement en recherche d’emploi même si ce n’est pas réellement le cas. Ainsi, si votre chiffre d’affaire n’est pas mirobolant les premiers mois, ce qui risque fortement d’arriver, vous pourrez tout de même valider vos trimestres pour la retraite. 

De plus, veillez à bien demander à votre conseillère comment effectuer vos actualisations une fois votre premier CA généré. Par manque d’informations, de nombreux jeunes entrepreneurs voient leurs indemnités bloquées sans comprendre pourquoi. La procédure peut différer selon les départements mais de manière générale, il faut fournir une attestation sur l’honneur indiquant votre chiffre d’affaire. Comme vous ne pouvez faire votre première déclaration qu’au bout de 4 mois, aucun document officiel ne peut en effet prouver vos revenus à Pôle Emploi. C’est la raison pour laquelle vous devrez fournir ces attestations pendant les 4 mois suivants la création de votre entreprise en même temps que la validation de votre actualisation.

Votre chiffre d’affaire va-t-il influencer le montant de vos indemnités ? 

Oui, mais au final, vous ne perdrez rien car la part que vous ne touchez pas chaque mois est reportée à la fin de votre période d’indemnisation. Par exemple, si votre chômage s’arrête en septembre et que vous touchez 300 euros de moins de la part de Pôle Emploi au mois de juillet, vous pourrez les récupérer au mois d’octobre si votre CA ne dépasse pas un certain plafond. Celui-ci est calculé en fonction de votre ancien salaire.

Bénéficier de l’ACCRE

Aujourd’hui accessible à tous les créateurs et repreneurs d’entreprise, l’ACCRE vous permet de faire baisser de manière drastique vos cotisations sociales pendant les trois premières années d’exercice de votre activité professionnelle. Cela vous permet de mettre le pied à l’étrier sans pour autant vous faire taxer plus que de raison. 

Et après ?

Une fois arrivée à la fin de vos indemnités, vous pourrez prendre la décision qui s’impose. Votre entreprise est-elle lancée sur les bonnes rails ? Vous épanouissez-vous dans votre nouvelle façon de travailler ? Avez-vous envie de continuer ? Ou au contraire, voulez-vous retrouver le confort d’une vie de salariée ? 

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