Qu’est-ce qui pousse à changer de job ?

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Qu’est ce qui pousse à changer de job

Il arrive une période dans la vie professionnelle où l’envie de changer de job devient très forte. Souvent vers 45/50 ans lorsqu’on atteint un bon grade où les perspectives d’évolution commencent à se faire rare. La lassitude apparait, l’ennui s’installe… Et si en plus l’ambiance n’est pas bonne dans l’entreprise, on commence à aller au bureau en trainant les pieds. Mais voilà il reste encore 20 à 25 années à faire avant la retraite (et puis attendre la retraite, est-ce une solution ?…). Et on ne se voit pas continuer ainsi… Même si le salaire et les conditions avantageuses nous retiennent, l’envie de changement prend le dessus et ne nous quitte plus.

La perte de sens dans son job

Aujourd’hui la quête de sens dans sa vie professionnelle est devenue une condition non négociable pour de nombreuses salariées. Plus qu’un effet de mode ou un « caprice » comme on l’entend dire parfois, l’envie d’être utile, de faire bouger les choses, d’être plus qu’un simple maillon de la chaine dans l’entreprise l’emportent sur l’intitulé du poste et même sur le salaire. Depuis plus de 3 ans, je ressens le « besoin de retrouver de l’intérêt et du sens dans mon travail, le besoin de me recentrer sur ce qui me motive et m’anime » explique Aude, actuellement en reconversion et victime d’une « insatisfaction et d’un décalage dans mon poste actuel » qui se fait sentir avec une insistance croissante.

Mais c’est aussi parfois un changement dans sa vie personnelle qui remet tout en cause « Mon envie de changer de carrière m’est venu le jour où je me suis séparée de mon conjoint. Une envie de changement et une prise de conscience sur le fait que mon métier, certes, me plait, mais pas autant que je le pensais il y a quelques années. J’ai besoin d’un métier qui bouge, où je dois fouiner, faire des recherches et mettre mon cerveau à contribution, chose que dans mon métier je ne retrouve pas. Le travail est souvent répétitif » raconte Elise, gestionnaire sinistre automobile au sein d’une compagnie d’assurances.

Le manque d’évolution et de perspectives

Il ne faut pas le nier, dans le monde de l’entreprise, à 25 ans, on n’a pas assez d’expérience, à 45 on est périmée. Et si en plus une ou deux grossesses sont passées par là, l’ascenseur pour le sommet de la hiérarchie est en panne et on stagne « à 45 ans, le fait de prendre de l’âge et de savoir que ce sera de plus en plus difficile de se reconvertir associé à un CV rempli de cases vides car la maternité l’a emporté sur la vie professionnelle » comme l’explique Christel, ajoute à l’envie de prendre la poudre d’escampette avant qu’il ne soit trop tard . « J’ai l’impression d’avoir fait le tour et aucune perspective d’évolution dans mon métier« , indique Lætitia, chargée de communication dans la même association depuis 11 ans.

Sans oublier que parfois les petites structures condamnent toute évolution de carrière dès le départ faute d’évolution de l’entreprise elle-même… Ou encore dans la fonction publique, notamment l’éducation nationale, où aucune perspective n’apparait, voir les conditions se dégradent d’année en année. C’est ce qui se passe pour Coraline, professeur des écoles depuis 14 ans, « Malgré un gros investissement personnel, je n’ai pas de reconnaissance de la hiérarchie… Il y a aussi un décalage entre les très bons rapports d’inspection que je reçois, et le mode d’attribution des postes qui n’en tient pas compte« .

Se rapprocher de ses valeurs

Quand on avance en âge, on devient plus ferme sur ses valeurs. On ne veut plus transiger et on cherche à aligner son mode de vie sur celles-ci, et pas seulement dans sa vie personnelle. Plus question de garder un job avec lequel on ne se sent plus en phase « j’aspire à plus de liberté dans mon travail, et à travailler sur des choses très concrètes avec des gens pleinement investis mais également avec des gens qui comprennent qu’il n’y a pas que le travail dans la vie » indique Lætitia.

Une envie qui n’est que rarement comprise dans le monde du travail actuel où les horaires à rallonge sont devenus la norme pour qui veut garder son poste et monter en grade. « A 45 ans, on ne peut plus échapper à la remise en question, c’est un âge charnière, on sait ce que l’on aime, ce que l’on n’aime pas, ce que l’on peut supporter, ce que l’on ne supporte plus » ajoute Christel.

Sans oublier que parfois on travaille dans un domaine devenu la cible des scandales, rancœurs et qu’il ne fait plus bon y travailler « Le « bashing » que subi l’industrie pharmaceutique par le grand public me touche et j’en ai marre de me justifier :  des regards de travers de la part des patients, des attitudes désobligeantes de la part même des médecins méfiants de ce qu’on leur dit« , raconte Magaly, déléguée hospitalière, Elle ne supporte plus « un système de communication commerciale qui s’éloigne de mes valeurs : trop de stratégie, pas le temps d’établir une relation de confiance car il faut toujours faire plus. Des objectifs inatteignables qui ne sont pas du tout motivants et qui par-dessus tout vous amènent à penser que vous êtes nulle ! » La goutte d’eau qui fait déborder le vase…

Des conditions de travail éprouvantes

Mais c’est parfois les conditions de travail qui déclenchent l’envie de quitter son job pour un poste moins éprouvant « mon envie de changer de Job vient surtout des conditions de travail en elles-mêmes : horaires de nuit, horaires décalés, pas de week-end en famille, pression des supérieurs, stress du au travail en lui-même » pour Elodie, manager dans la restauration rapide. « En gros un mal être énorme au travail qui commençait sérieusement à empiéter sur ma vie personnelle et ma santé » et qui l’a poussé à entreprendre un bilan de compétences pour changer de voie.

Sans oublier les jobs qui font rêver à 30 ans, où on est toujours sur la route, entre deux avions, son smartphone collé à l’oreille, très business woman comme dans les films. Mais avec l’âge et la formation d’une famille, le glamour n’est plus ce qu’il était « mes conditions de travail son physiquement épuisantes : 90 000 km par an, 4 à 6 h de voiture par jour, pas de journée administrative en home office pour m’organiser, des rendez-vous pris dans ma voiture entre deux … 2 à 3 nuit d’hôtel par semaine, le manque de mes enfants de 8 et 12 ans » nous dit Magaly. Et dès lors, les avantages du job « nous restons des privilégiés dans ce métier : bon salaire, voiture, matériel informatique etc… » ne deviennent plus aussi importants qu’il y a 10 ou 15 ans…

Autant de raisons qui font grandir l’envie de changement de job. Un phénomène qui toucherait 70 % de femmes selon une étude réalisée en janvier 2016, contre 50 % d’hommes…

 

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