Réussir à travailler avec un syndrome pré-menstruel

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Travailler avec le syndrome pré-menstruel

75 à 85 % des femmes sont touchées de manière régulière par le syndrome pré-menstruel et environ 25 % doivent adapter leurs activités quotidiennes à cause de symptômes trop présents. Si ces derniers sont nombreux et variés, ils ne sont pas nécessairement les mêmes tout au long de la vie. Notre système hormonal évolue au fil du temps et notre ressenti peut être très différent à 15, 30 ou 45 ans. 

Le syndrome prémenstruel en deux mots

Ce syndrome a lieu pendant la phase sécrétoire du cycle menstruel, c’est-à-dire la période allant du jour 14 au début des règles. Il se poursuit éventuellement pendant les premiers jours de celles-ci. Généralement, il dure de 2 à 7 jours mais parfois plus chez certaines femmes. 

Il apparaît pour des raisons qui sont encore obscures mais il est tout de même établi que l’apparition des symptômes est liée aux fluctuations de taux d’œstrogènes et de progestérone dans le sang. Ces deux hormones sont sensées s’équilibrer l’une l’autre mais si pour une raison ou une autre, l’une vient à être produite en trop grande ou trop petite quantité, certains dérèglements apparaissent faisant de notre bien-être la première victime.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes du syndrome pré-menstruel sont extrêmement variés et plus ou moins intenses selon l’âge, les cycles et les personnes. Voici une petite liste non exhaustive :

  • Irritabilité, anxiété, manque de concentration ou encore état dépressif
  • Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
  • Fatigue
  • Migraines et maux de tête
  • Nausées, vomissements et troubles digestifs
  • Douleurs abdominales, lombaires ou au niveau de la poitrine pectorales
  • Rétention d’eau, jambes lourdes et prise de poids

D’autres phénomènes peuvent se produire comme les fringales ou la baisse de la libido. S’ils sont moins problématiques, ils peuvent être gênants pour les femmes qui cherchent à contrôler leurs prises alimentaires.

Les facteurs aggravants

Au moment de la péri-ménopause, soit autour de 40 ans, les symptômes ont tendance à s’aggraver.  Mais certains comportements plus fréquents chez les adolescentes ou les très jeunes femmes peuvent également renforcer les sensations pénibles de ce syndrome : tabagisme, consommation d’alcool, manque de sommeil et d’activité physique. D’autres facteurs concernant tous les âges existent également comme l’obésité ou la consommation excessive de caféine, de viande rouge et de sucre.

De manière générale, on peut dire qu’un mode de vie sain et équilibré a tendance à amoindrir les effets du syndrome pré-menstruel. Prendre soin de son corps au quotidien est de toutes façons bénéfique pour son bon fonctionnement. Rien de révolutionnaire !

Le syndrome prémenstruel au travail 

Étant donné les symptômes énumérés plus haut, on peut imaginer qu’il peut être très compliqué pour certaines femmes de continuer à vivre normalement pendant cette période. Le syndrome pré-menstruel peut donc avoir des répercutions problématiques sur la vie professionnelle. 

Deux solutions s’offrent à vous : continuer à travailler coûte que coûte en essayant de diminuer les gênes de votre état ou alors vous arrêter quelques jours le temps que ça passe. 

Des remèdes pour continuer à travailler

Dans le premier cas, de nombreuses solutions s’offrent à vous pour réduire les effets de ce mal typiquement féminin. En plus de soigner son hygiène de vie, il est recommandé d’avoir un bon apport de calcium et de magnésium. Si vous pensez ne pas réussir à en trouver suffisamment dans votre alimentation, consultez votre médecin pour un traitement vous aidant à vous complémenter. 

Certaines plantes et huiles peuvent également vous aider à équilibrer votre système hormonal et à soulager les divers symptômes que vous ressentez : le persil plat, la verveine officinale, l’huile d’onagre et de bourrache. 

Vous pouvez également consulter un spécialiste de médecine douce : réflexologie plantaire, shiatsu ou encore acupuncture. N’hésitez pas non plus à aller voir un médecin spécialiste en homéopathie. Divers traitements existent et pour une véritable efficacité, il faut déterminer les différentes gênes avec précision. 

Quand la pause s’impose 

Si rien n’y fait, peut-être pouvez-vous réfléchir à une nouvelle façon d’organiser votre travail. Si vous êtes indépendante, vous pouvez prévoir votre planning mensuel en fonction de votre cycle menstruel. Des applications mobiles comme Clue ou Flo peuvent vous aider à prévoir les dates où votre syndrome va arriver. Prévoyez des journées légères, voire de repos total quand il le faut. Vous pouvez vous organiser pour effectuer les tâches qui vous demandent le moins d’énergie ou le moins de créativité ces jours-là. 

Si vous salariée ou cadre dans une entreprise, les solutions sont moins évidentes. Peut-être pouvez-vous proposer à votre patron de faire quelques journées de télétravail chaque mois. Cela vous soulagera déjà un peu. Vous pouvez aussi vous faire arrêter par votre médecin. Et sans culpabilité ! Le syndrome prémenstruel est un véritable problème de santé comme un autre. Vous n’êtes responsable ni de vos gênes ni de votre équilibre hormonal. Cela motivera peut-être votre boss à dire oui à votre plan « télétravail ».

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